CRIEF : l’ancien président de la Cour Constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, ne reconnaît pas avoir détourné 20 milliards GNF
L’ancien président de la Cour constitutionnelle est poursuivi devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières, pour détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux. À la barre, Mohamed Lamine Bangoura a rejeté en bloc l’ensemble des accusations.
Le juge a évoqué un montant présumé de 20 milliards de francs guinéens détournés. Une somme que l’accusé conteste fermement. Selon lui, on ne peut détourner que des fonds effectivement disponibles. L’enseignant-chercheur affirme que durant les trois années passées à la tête de l’institution, la Cour constitutionnelle n’a jamais bénéficié d’une subvention de 20 milliards.
Il précise que l’institution percevait plutôt un milliard deux cents millions de francs guinéens par trimestre. Quant au loyer du siège, estimé à 11 milliards par an, il était, selon lui, pris en charge séparément par d’autres services de l’Etat. Faute de temps, l’audience a été suspendue. Les débats reprendront le 23 février prochain, avec la comparution attendue d’autres prévenus annoncés en fuite. Mohamed Lamine Bangoura est détenu à la maison centrale depuis plus de trois ans.