Maintien du Dr Ibrahima Kourouma en détention : ses avocats réclament sa mise en liberté immédiate, nonobstant le recours du parquet spécial de la CRIEF

L’ancien ministre Ibrahima Kourouma a été blanchi des charges de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite qui pesaient contre lui depuis 2022. Dans un arrêt rendu mardi 17 février 2026, la Chambre des appels de la CRIEF a infirmé le jugement du 15 mai 2025 et prononcé une relaxe pure et simple.

Dans un communiqué, ses avocats ont salué une décision qui, selon eux, consacre la primauté du droit et la présomption d’innocence, estimant qu’après quatre années de détention, l’honneur de leur client est rétabli.

Toutefois, malgré cette décision, Dr Kourouma a été reconduit à la maison centrale de Conakry, à la suite d’un pourvoi en cassation introduit par le parquet spécial. Une réincarcération que la défense juge illégale, s’appuyant sur l’article 160 de la loi organique du 21 novembre 2025, qui prévoit la mise en liberté immédiate d’un prévenu relaxé en appel, nonobstant tout recours.

Le collectif d’avocats a saisi le ministre des Droits de l’Homme pour exiger l’exécution immédiate de l’arrêt et a annoncé se réserver le droit d’engager toute procédure nécessaire afin de faire respecter la liberté de leur client.