Guinée : de nouvelles mesures pour mieux contrôler la filière de l’or
Les autorités guinéennes continuent de renforcer le contrôle et la traçabilité de la filière aurifère. Le ministre des mines et de la géologie a publié un arrêté ce lundi 5 octobre à Conakry. Celui-ci fixe les modalités d’approvisionnement des raffineries par les sociétés minières, les comptoirs agréés et les détenteurs d’or d’origine licite.
Le texte impose que toute production d’or brut soit raffinée ou affinée dans des unités agréées et installées en Guinée. Les comptoirs d’achat agréés devront notamment faire raffiner la totalité de l’or issu de l’exploitation artisanale et artisanale mécanisée dans ces unités.
Les opérateurs sont également soumis à des obligations strictes de traçabilité, de déclaration des transactions, de tenue des registres et de lutte contre la fraude, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Les raffineries devront, pour leur part, garantir la traçabilité de l’or reçu, délivrer les certificats de raffinage dans un délai maximal de trois jours et signaler toute opération suspecte.
Tout manquement, notamment la dissimulation de production, la vente hors circuit agréé ou la contrebande, expose les contrevenants aux sanctions prévues par le Code minier, pouvant aller jusqu’au retrait du titre minier ou de l’autorisation.